Célébrée par les hindous dans tous les pays où réside une communauté tamoule (Singapour, Thaïlande, Inde du Sud, Sri Lanka…), la cérémonie religieuse de Thaipusam est particulièrement importante en Malaisie, aux environs de Kuala Lumpur. Des milliers de fidèles témoignent durant toute une journée de leur foi pour le dieu Murugan, le fils de Shiva qui combattit le Mal, dont ils implorent le pardon pour expier leurs fautes. Ils l’honorent en défilant et en lui donnant des offrandes, mais aussi, pour certains pénitents, en s’infligeant des tortures à l’aide d’instruments contondants… C’est ce détail peu ragoûtant qui fait la particularité (et la renommée) de Thaipusam. Une préparation d’au moins 48 jours, à base de régime végétarien, abstinence et prière, est d’ailleurs nécessaire pour s’entraîner à supporter la douleur lors de la procession.
Thaipusam peut surprendre, voire choquer les Occidentaux que nous sommes. Sous ses apparences de défilé masochiste, cette fête est avant tout un témoignage étonnant de ferveur religieuse. De nombreux fidèles qui participent à cette célébration de Murugan sont dans un état de transe parfois difficile à supporter pour les spectateurs sensibles. C’est, paraît-il, la foi qui les transcende et la douleur qui les purifie.
La fête se déroule chaque année, au dixième mois lunaire du calendrier tamoul. À cette période, la constellation Pusam, qui symbolise l’étoile du bonheur, illumine le ciel. D’après la doctrine hindoue, ce jour du Thaipusam fait coïncider le soleil, la lune et les planètes qui, alignés, favorisent la spiritualité.
Lors de Thaipusam, les hindous vénèrent le dieu Lord Subramaniam, fils de Pârvatî (sa mère) et de Shiva (son père), connu aussi sous les noms de Murugan, Skanda (ce qui signifie « semence »), Kârttikeya (fils des Krittika-s, les six pléiades d’une constellation stellaire) ou encore Târakajit (vainqueur de Târaka). Tous ces noms sacrés viennent d’une légende hindoue, dont il existe plusieurs versions.
Alors que le démon Târaka et son armée régnaient sur les trois mondes de l’univers, les hommes implorèrent Shiva de leur venir en aide. Ce dernier leur répondit que seul « celui qui pourra se saisir de sa semence aura le pouvoir de mettre à mort » ce puissant démon. Après un parcours chaotique, la semence du dieu, absorbée un temps par le dieu du feu Agni, se retrouva dans le Gange. La semence de feu se transforma en un enfant, Murugan, doté du pouvoir de vaincre le grand démon Târaka. Un dragon cracha une lance (le « Vel ») dont se saisit Murugan pour mettre bientôt à mort Târaka et éradiquer ainsi le Mal.

4 commentaires:
je crois que le pire ce sont les crochets dans le dos, c'est horrible, la peau qui se décolle du dos....pfffff j'en ai mal partout...
euh c'était carole
A chacun ses croyances, ses espoirs de vie meilleure et de pardon.... les fautes à expier sont-elles en rapport avec les tortures que les individus s'infligent....
Les femmes ont-elles, elles-aussi des "tortures" ? qu'ont-elles sur le seau qu'elles portent sur leur tête ?
Demain sera un monde de paix!
pas de rapport particulier, enfin pas que je sache ! Pour les femmes, les seau, c'est juste un pot....
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